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Les Brèves du 20e congrès français de rhumatologie 2007 - Paris CNIT

Source
Last modified: 01/19/2008 07:40 PM

Les brèves de la session : Spondylarthropathies (SFR 2007)

0.84  S Mathieu

Les spondylarthropathies ne présentent pas d’augmentation de l’athérome 60 patients atteints de spondylarthrite ankylosante répondant aux critères de New-York et 60 témoins ont fait l’objet d’une échographie carotidienne pour mesurer l’épaisseur intima-média. Il n’était pas retrouvé d’augmentation de l’épaisseur de la paroi carotidienne chez les patients atteints de SPA, suggérant l’absence d’augmentation de la prévalence de l’athérome dans cette pathologie.

Frédérique Gandjbakhch



 

O.86 P. Claudepierre

L’adalimumab est efficace dans les spondylarthrites ankylosantes, bien toléré et réduit la fréquence des poussées d’uvéite.
L’étude RHAPSODY est une étude prospective, menée en ouvert, portant sur 1250 patients atteints de spondylarthrite ankylosante (SA) active avec échec à au moins un AINS. La durée moyenne d’évolution de la SA était de 11 ans et le BASDAI moyen à l’inclusion de 6,3 +/- 1,4.
Les patients ont été traités par adalimumab 40 mg toutes les 2 semaines. L’évaluation réalisée à la 12e semaine de traitement montrait une bonne efficacité : obtention d’un ASAS 20 chez 70 % des patients, d’un ASAS 40 chez 54 % des patients et d’un ASAS 70 chez 29 % des patients. Il était également noté une réduction de 50 % du nombre de poussées d’uvéite dans le sous-groupe de patients présentant un antécédent d’uvéite (n = 256). La tolérance de l’adalimumab a été bonne, avec un taux d’infections graves de 9,3/100 patient-années.

Frédérique Gandjbakhch


0.89 E. Houvenagel

Efficacité à long terme des anti-TNF alpha dans les spondylarthropathies axiales
Dans cette étude rétrospective portant sur 78 patients (52 hommes et 26 femmes) atteints de  spondylarthropathie axiale, 94 % des patients poursuivaient une biothérapie à 28 mois de traitement. Ce pourcentage prenait en compte également les patients ayant fait l’objet d’un changement de biothérapie. 25 patients avaient été traités par au moins deux biothérapies et 5 patients avaient reçu les 3 anti-TNF. A la 28e semaine, l’ASAS 20 était atteint chez 79 % des patients et une rémission partielle chez 40 % des patients. Le traitement symptomatique a pu être interrompu chez 52 % des patients. L’efficacité de la deuxième biothérapie en cas d’arrêt de la première biothérapie pour inefficacité était moins importante qu’en cas d’arrêt de la première biothérapie pour intolérance. Les biothérapies se montraient efficaces, y compris chez les patients présentant déjà une ankylose avancée.

Frédérique Gandjbakhch


0.120 D. Wendling

La MMP3 (métalloprotéinase matricielle 3) pourrait constituer un marqueur d’activité de la spondylarthropathie.
23 patients atteints de spondylarthrite ankylosante (SA) et 21 témoins ont fait l’objet d’un dosage de MMP3. Cette métalloprotéinase est impliquée dans le remodelage osseux. Une perte minérale osseuse est fréquente chez les patients atteints de SA. Il est retrouvé un taux plus élevé de MMP 3 chez les patients atteints de SA comparativement aux témoins. De plus, 13 patients ont fait l’objet d’un traitement par anti-TNF. Un dosage de MMP 3 a été pratiqué au début du traitement et à 10 semaines. Il était retrouvé une baisse significative du taux de MMP3 chez ces patients. La MMP 3 ne semble en revanche pas corrélée à la CRP ni à la VS.
Au total, la MMP3 pourrait être un marqueur de l’activité de la spondylarthrite en reflétant, non pas l’activité inflammatoire, mais plutôt le remodelage osseux.

Frédérique Gandjbakhch


0.122 I Ghozlani

L’ostéoporose est fréquente chez les patients atteints de spondylarthrite.
Cette étude marocaine portant sur 65 patients atteints de spondylarthrite ankylosante (SA) a montré une forte prévalence de l’ostéoporose, touchant 31,7 % des patients, et des fractures vertébrales (22,2 % des patients). A noter cependant que le diagnostic de tassement vertébral a été porté par LVA (Lateral Vertebral Assessment) et que la population de patients étudiée présentait une SA sévère avec présence d’une coxite chez 64 % des patients. Les facteurs associés à la survenue d’une ostéoporose étaient la durée d’évolution de la SA, la présence d’un syndrome inflammatoire biologique, un BASDAI élevé et un IMC bas. Les facteurs associés à la survenue de fracture vertébrale étaient une longue durée d’évolution de la maladie, un SASSS élevé et la présence d’une coxite ; les fractures pouvaient survenir malgré l’absence d’ostéoporose densitométrique.

Frédérique Gandjbakhch


0.124 E. Dernis

Recommandations pour le diagnostic, le suivi et l’évaluation de la réponse au traitement des rhumatismes psoriasiques de forme périphérique, élaborées à partir d’une analyse systématique de la littérature
Une analyse systématique de la littérature a été réalisée portant sur les modalités de diagnostic, de suivi et d’évaluation de la réponse au traitement des rhumatismes psoriasiques permettant, en collaboration avec un groupe d’experts, de déterminer des recommandations pour la prise en charge quotidienne des rhumatismes psoriasiques.

Frédérique Gandjbakhch


0.125 P. Goupille

Bonne efficacité et tolérance de l’adalimumab dans les rhumatismes psoriasiques
L’étude STEREO est une étude prospective menée en ouvert ayant pour but d’évaluer l’efficacité et la tolérance de l’adalimumab chez les patients atteints de rhumatismes psoriasiques. 442 patients atteints de rhumatisme psoriasique (RP) actif, en échec ou présentant une intolérance à un premier DMARD ont été inclus ; 47 % d’entre eux poursuivaient un traitement par méthotrexate. L’adalimumab a été administré à la dose habituelle d’une injection de 40 mg toutes les 2 semaines. L’évaluation réalisée à la 12e semaine retrouvait une bonne efficacité de l’adalimumab sur le rhumatisme psoriasique, avec une réponse ACR 20 chez 74 % des patients, ACR50 chez 51 % des patients et ACR 70 chez 32 % des patients. Le psoriasis cutané évoluait favorablement à la 12e semaine chez 68 % des patients. La tolérance était bonne, avec un taux d’infections graves de 3,2 patients-années. Aucune différence d’efficacité n’était retrouvée dans cette étude entre patients naïfs d’anti-TNF et ceux ayant déjà bénéficié d’un traitement par anti-TNF.

Frédérique Gandjbakhch

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